Peut-on libérer son potentiel à travers l'histoire de vie qu'on se raconte à soi-même ?

Mis à jour : sept. 5

Raconter son histoire, c'est exprimer tout haut ce qui nous habite. C'est laisser transparaître notre force intérieure ou bien notre âme alarmiste. Selon son penchant pour l'optimisme ou le pessimisme, on se donne le pouvoir, soit de progresser et de développer son potentiel, soit de se limiter et de faire obstacle à la puissance qui est en soi.


La parole est une forme d'expression qui transmet et témoigne de nos pensées, croyances, perceptions, opinions, sentiments et autres. Les mots sont puissants parce qu'ils portent une charge qui a un impact sur soi-même. Personnage principal et également narrateur de ton histoire, tu te racontes à travers ta perception du monde et à travers ce qui habite ton intérieur. En fonction du regard que tu poses sur toi, tu seras enclin soit à te faire réussir dans la vie ou soit à t'auto-saboter. Alors, quel personnage choisis-tu d'incarner dans ton récit de vie ? Héros / héroïne ou victime ?


Si tu souhaites nourrir ton existence des nutriments qui favoriseront ton épanouissement, c'est-à-dire qui augmenteront le champ des possibles, voici les éléments à prendre en compte dans l'histoire que tu te racontes à toi-même et que tu racontes d'ailleurs aussi aux autres.



1. Les pensées dominantes qui guident ta narration


Les pensées dominantes entretenues par notre esprit guident la narration. Elles imprègnent les mots qu'on utilise et influencent la tournure de ce qui est énoncé. Ces pensées dominantes se matérialisent dans notre vie. Pour cette raison il est bon de les repérer, surtout quand elles sont particulièrement négatives. En effet, elles sont à même de contaminer ta trame narrative. Quand tu es principalement animé par des pensées défavorables à ton égards ou à ta vie (parce qu'elles s'appuient sur des émotions, des événements ou des croyances négatives), tu construits continuellement une histoire qui laisse peu de place au salut. S'il n'y a pas de salut, il n'y a plus d'espoir et s'il n'y a plus d'espoir tu tombes dans la fatalité.


Si tes pensées dominantes sont souvent négatives, identifies-les et remplace-les par des idées bienveillantes sur la même situation ou problème. Tu peux voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Il en est de même ici. En changeant ta perspective, tu raconteras une histoire qui mettra en avant le potentiel de transformation que cette expérience vécue t'aura apporté (que l'événement qui l'a précédée ait été positif ou négatif). Par exemple, je me souviens d'avoir vu dans un épisode du Oprah Show, le témoignage d'un couple aisé qui vivait dans le luxe jusqu'à ce que le mari perde son emploi. Son emploi représentait 60 % des revenus du ménage. Ils ont donc tout perdu et ont dû changer de style de vie. Bien que le couple ait considéré, au départ, que cette situation était catastrophique pour eux, ils ont réalisé que leur nouvelle condition de vie les avait rapprochés en tant que famille et les avait aussi poussés à se tourner vers ce qui était plus important dans la vie que le matériel. La façon dont ils ont raconté leur histoire était inspirante et elle les a influencés positivement.



2. Ta responsabilité


L'histoire de ta vie est ton jeu narratif. Le jeu est une activité ludique, mais je n'insinue pas ici que la vie est un jeu. J'utilise simplement le jeu narratif comme exemple à un sujet qui s'y prête bien : le récit de vie.


Dans le jeu narratif, les joueurs, créent l'histoire en faisant des choix tout le long de son déroulement. Tu as la possibilité de faire pareil dans la construction de ton récit personnel. Tu ne contrôles pas entièrement le scénario de ta vie, certes, mais tu es un quasi-maître ou une quasi-maîtresse de jeu. De toute évidence, tu as une certaine marge de manœuvre tout comme le maître de jeu, qui est responsable de l'environnement et d'autres paramètres du jeu. Ainsi, il est certain que, dans ta vie, tu as aussi à composer avec ce que tu contrôles et avec ce qui n'est pas de ton ressort. Par exemple, tu as la possibilité de choisir tes amis, mais pas ta famille, tu peux décider de l'endroit où tu veux vivre, mais pas de celui où tu nais, tu as la capacité de sélectionner tes collaborateurs, mais pas tes collègues.


Malgré les contraintes qui existent dans la vie, ce qui est réellement important, c'est l'entière liberté dont tu disposes pour interpréter et participer à la construction de ton histoire. Ton récit, tu peux lui donner la connotation et la couleur que tu souhaites et tu peux opter pour une attitude qui aura une incidence favorable sur ton ressenti. En fait, si je me réfère à nouveau au jeu narratif, tu es maître de la partie que tu veux jouer parce que tu as également un libre arbitre. En d'autres termes, dans ta vie, tu es libre du sens que tu donnes à ton histoire. Tu as la capacité de prendre une part active positive dans la narration de ton vécu. Par conséquent, tu portes une responsabilité, qu'il te serait profitable d'assumer. Tu es responsable de ton identité, de déterminer qui tu es à travers ton histoire par le sens et la compréhension que tu as de ta vie. Imagine à nouveau que tu es dans un jeu narratif et que tu es en mesure de créer ton personnage. Qui serait-il ? Pour ma part ce serait un sage, mais en version féminine.


« Être maître de son histoire, c'est s'autoriser à décider de ce que l'on est »

3. Ton état d'esprit et le sens donné à ton vécu


Ce qu'on raconte de sa vie est teinté par son propre état d'esprit et par le sens attribué au vécu. Le sens est la cohérence du cadre du jeu narratif, en d'autres termes, la vraisemblance de ton histoire. Quand tu prends conscience qu'il y a une cohérence à ce que tu traverses, une logique, une raison, un sens (même s'ils peuvent ne pas être apparents au premier abord), tu es capable de le reconnaître dans ton récit. En effet, il est possible que le déroulement des événements aie pour but de te changer, de t'équiper afin d'accomplir ta mission de vie, de te faire accéder à un niveau de spiritualité plus élevé, d'ouvrir de nouvelles possibilités. Avec un tel état d'esprit, on est en mesure de se raconter avec ouverture. Ainsi, on ne se sent plus limiter, on ne se fait pas barrière, on ne se sent pas moindre ou insuffisant, quoi qu'il arrive. Il importe à chacun de se donner l'occasion d'apprendre, de croître et de réussir selon sa définition personnelle du succès.


Tu es ainsi au cœur de ton récit personnel, un récit dans lequel tu interprètes ton vécu et lui donnes une cohérence. Tes mots, ton intonation, le rythme de tes propos donnent du corps à ton discours et reflète ton état d'esprit et ta façon d'aborder la vie. La posture que tu prends quand tu te racontes peut te tirer, soit vers le haut, soit vers le bas. Alors la question se pose ainsi : Dans quelle direction souhaites-tu aller? Veux-tu évoquer tes expériences en t'accrochant à une vision qui, malgré l'adversité, te pousse à vivre à ton meilleur et à fracasser des plafonds ? Ou préfères-tu adopter une vision qui se focalise sur les tares de ta vie, sans en tirer le nectar pouvant donner du goût et un élan à ton existence?


« Ne jouez pas la victime, soyez victorieux ! »


4. Ta prophétie


Ce que tu dis de toi à un impact sur ta vie future. Tu es ton propre oracle car tu façonnes ta vision de ce qui t'arrive. Il t'est possible de décider que ta vie est et sera heureuse et satisfaisante, ou qu'elle est et sera continuellement un fardeau ou une épine dans le pied.


Dans le jeu narratif, tes choix déterminent ton destin (ou le dénouement de l'histoire). De même dans la vraie vie, tu choisis l'histoire que tu vas te raconter à toi-même et cette sélection influencera ton avenir. Est-ce une histoire de bravoure, de croissance spirituelle, de réussite, de résilience, de multiples possibilités ou une histoire de dévalorisation, d'amertume, d'échec, de victimisation ? Quand tu vis une épreuve, autorises-toi, avec du recul, à la considérer et à la raconter comme un enseignement que tu as tiré de la vie, plutôt que de la voir uniquement comme un calvaire. Et si tu ne vis les problèmes qu'avec une perception défaitiste, tu construiras une vie axée sur la souffrance au lieu de la bâtir sur la force qui t'a été offerte par cette douleur. Quand tu te racontes que tout va mal et qu'il est difficilement pensable que ça aille mieux, tu te jettes un sort. L'histoire que tu te racontes devient ta prophétie.


Tu proclames une prophétie autoréalisatrice sur ta vie. Dans ton cheminement, tu as des attentes sur le déroulement de ta vie, et suivant ton schéma de pensée, ce à quoi tu t'attends pourrait être positif ou négatif. Cette disposition t'amène à aligner ton comportement sur la croyance positive ou négative que tu as, ce qui a pour conséquence de rendre ta prédiction vraie. En fait, tu façonnes aujourd'hui ta biographie future.


En somme


Pour libérer ton plein potentiel et être épanouis, raconte ton récit avec clarté d'esprit, bienveillance, confiance en toi et foi. Car transformer sa vie, c'est aussi changer la façon dont on se raconte. Alors, quelle histoire veux-tu raconter sur toi ? Souhaites-tu activer ton potentiel ou au contraire l'éteindre ? Quel personnage décides-tu d'incarner ? Qui choisis-tu d'être aujourd'hui et demain ?









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